L’ostéopathie animale est une profession manuelle, héritière de l’ostéopathie humaine. Elle en partage les principes fondateurs, mais s’adapte à des patients quadrupèdes… qui ne disent pas où ils ont mal. D’où l’importance, pour le praticien, de l’acuité de la main et de l’analyse de la locomotion.

Qu’est-ce que l’ostéopathie animale ?
L’ostéopathe animalier met en mouvement les articulations, les tissus mous et les fluides du corps avec ses mains. Ce toucher lui permet d’« écouter » l’animal, d’établir un diagnostic ostéopathique et de mettre en place un traitement adapté.

« La médecine ostéopathique est une science, un art et une philosophie des soins de santé, étayée par des connaissances scientifiques en évolution. »
Convention européenne d’ostéopathie
Le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires en précise le champ :
« Les manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de traiter des troubles fonctionnels du corps de l’animal, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. »
Conseil national de l’Ordre des vétérinaires
Le métier

Le cadre légal
L’ostéopathie animale pratiquée par des non-vétérinaires est encadrée par le code rural et de la pêche maritime depuis l’ordonnance du 22 juillet 2011, complétée par les textes du 19 avril 2017. Pour exercer, le praticien doit avoir suivi cinq années d’études supérieures, réussir l’épreuve d’aptitude organisée par le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires et être inscrit au Registre national d’aptitude.
Ce cadre continue d’évoluer : nous suivons ces évolutions de près et en rendons compte dans nos actualités.
Un peu d’histoire
Les médecines manuelles sont aussi anciennes que la médecine elle-même. L’ostéopathie naît à la fin du XIXe siècle aux États-Unis, avec Andrew Taylor Still, puis s’enrichit au XXe siècle des approches crânienne (William Garner Sutherland), fasciale et viscérale. Elle s’applique au quadrupède à partir des années 1980, sous l’impulsion de vétérinaires comme Dominique Giniaux et Francis Lizon, et d’ostéopathes comme Pascal Evrard. D’abord reconnue dans le monde du cheval, elle a trouvé sa place auprès des chiens et des chats, puis des animaux d’élevage.
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Il y a une voie vers l’ostéopathie animale, et chaque jour nous anime pour accompagner nos étudiants dans l’accomplissement de cet objectif.
Lannik Nioré · Président